Le pare-brise a changé de fonction. Il participe à la rigidité de la caisse, sert d’appui au déploiement du coussin gonflable côté passager sur beaucoup de modèles, et porte désormais les capteurs des aides à la conduite : caméra de reconnaissance des lignes, détection de véhicule, capteur de pluie et de luminosité, parfois affichage tête haute. Cette évolution explique pourquoi un remplacement ne se résume plus à coller une nouvelle glace, et pourquoi la question du calibrage se pose systématiquement quand une caméra est fixée derrière le verre.
Elle explique aussi l’écart de prix entre deux interventions apparemment identiques. Un pare-brise nu, sur un véhicule ancien, n’a rien à voir avec un vitrage chauffant, acoustique, athermique et porteur de capteurs. Les fourchettes qui circulent dans les comparatifs recouvrent des situations trop différentes pour être lues au premier degré : mieux vaut comprendre ce qui compose le prix que retenir un montant moyen. Les rubriques ci-dessous partent de cette logique, du diagnostic de l’impact jusqu’aux gestes d’entretien qui prolongent la visibilité en hiver.